Réellement cocu 2/2

Amateur

Réellement cocu 2/2Auteur : Jmg55 Dans la première partie, Josselin, arrivé un peu trop tôt, a découvert les infidélités, de plus en plus multiples, d’Agnès. La chance va peut-être tourner.Chapitre 6Je ne sais vraiment quoi faire. Ma femme est amoureuse du voisin au point de s’humilier devant des inconnus pour lui. Le lendemain, pour la punir de sa rébellion, il n’est pas venu et je l’ai entendue supplier au téléphone. Jurer qu’elle sera une bonne salope, que sa chatte est à lui, qu’elle a besoin qu’il la défonce. Rien de mon épouse tendre que j’aime depuis quinze ans. Le même jour elle a reçu Franck comme si de rien n’était, l’a remercié de sa visite avec ses copains et lui a offert une séance de baise particulièrement subtile : lui caressant la queue entre ses seins, lui léchant les bourses puis la queue. Elle l’a fait durer très longtemps, il devenait fou d’excitation.À la longue je me sens corrompu par mon voyeurisme. Les regarder me fascine, je me sens sale et finalement complice d’eux. J’ai un sursaut de fierté. Elle ne m’aime plus, soit. Je n’attendrai pas d’être congédié, c’est à moi de mettre fin à cette humiliation. Le jour suivant je ne regarde pas les images enregistrées et je me prépare à la rupture. C’est presque impossible, je l’aime à la folie. Mais je n’admettrai plus d’être trompé et rejeté. Et puis le jeudi, mon obsession me reprend et je regarde les images du matin. Ce n’est pas du tout la scène habituelle. Il est seul dans la chambre, il utilise le téléphone de notre maison. Il parle plutôt fort :— Je t’appelle de chez le voisin, mon téléphone est peut-être surveillé… Oui, mon portable aussi… Alors, la marchandise ? Au port ? Un container de quel bateau ? Comment tu le repères ?Je finis par comprendre que le mec organise l’arrivée d’un chargement. Je ne sais pas encore de quoi. Certainement pas du sucre en poudre. Il est très nerveux. La quantité est considérable, c’est le coup de sa vie on dirait… Mon excitation croît de minute en minute. Je tiens ce mec. J’ai perdu ma femme mais lui va le payer cher.Il raccroche et compose un autre numéro.— Alors tu livres quand ? Elles sont prêtes ? Ils en veulent quatre. Des jeunes. Mineures, ils s’en foutent, ça les exciterait plutôt.Je me mets du temps à comprendre. Monsieur a plusieurs business, la came et la traite des femmes. Il planifie pour ce soir une livraison de prostituées de luxe à de riches touristes d’un hôtel de Cannes.— Cinq pour mardi ? Pourquoi cinq ? Et tu n’as personne sous la main ?…Il réfléchit un moment…— Oui j’en ai une ici mais c’est un peu tôt, elle n’est pas complètement ferrée… Combien ? Putain… ils ont du fric… Dis, ce ne sont pas les mecs qui en ont abîmé une, l’autre fois ? Ouais, ils ont payé… C’est bien payé pour une cicatrice… T’as donné combien à la fille ? T’es un vrai salaud ! OK, je t’envoie l’autre lundi. Je me serai débarrassé de… ouais, elle est mariée. Le cocu ne se doute pas de ce qui l’attend. S’il résiste je lui fais casser les dents… Après je pars avec elle à Dubaï… trente-cinq ans environ… non tu te trompes, y en a qui aiment les bourgeoises classieuses… ça les excite plus qu’une petite pute ukrainienne de vingt ans…C’est fini. Il raccroche et sort de la chambre. Et moi aussi je commence à passer des coups de fil. Le premier à mon meilleur copain, un copain de promo qui a été muté à Marseille. Le second à mon patron pour lui demander mon vendredi. Et je saute dans ma voiture. Mes enregistrements bien conservés sur une clé USB.J’ai passé toute la journée dans le bureau de mon copain, un flic, comme moi. Nous avons été voir ensemble le procureur. Ils ont tout de suite reconnu le voisin sur les images, une crapule soi-disant retirée des affaires. Affaires de drogue certaines années, de prostitution d’autres fois. Visiblement il prépare sa retraite en mettant les bouchées doubles. Je leur apporte sur un plateau la tête de cet enfoiré. Je suis flic, un vrai flic, et pendant cet intermède j’ai presque oublié Agnès. Mais il faut bien leur dire pourquoi j’ai piégé ma propre maison. Il y a un moment de gêne. Je suis en train de briser ma propre carrière : l’épouse d’un commissaire de police impliquée dans un réseau de prostitution… Même divorcé, je serai marqué et je vais avoir droit à gérer les archives ou le personnel. Finies les belles missions. Mais je fais mon boulot parce que je suis comme ça.Mes collègues prévoient de surprendre la récupération du container le soir même. Alors que nous nous demandons s’il faut arrêter le salopard au même moment, Agnès m’appelle sur mon portable. Cette fois elle est plutôt tendre, mais c’est pour m’apprendre que le voisin nous invite à l’apéritif le soir même et que je dois être à l’heure. Je fais l’étonné :— Je croyais que tu ne l’aimais pas…— Finalement il est assez sympa, il m’a rendu des services… Il a envie de mieux te connaître…La conversation surprise la veille me revient en mémoire. Il a surtout envie de se débarrasser de moi. Agnès le sait-elle ? J’accepte et lui dis que je serai à l’heure. Et j’arrive à convaincre le procureur et mon ami de me laisser une heure. Pour eux, c’est une aubaine. Il sera occupé et ils pourront coincer ses complices. D’un autre côté je ne suis pas ici sur mon territoire, ce n’est pas très légal. Ils me conjurent d’éviter toute connerie qui pourrait faire capoter la procédure. Comme lui casser la gueule.Je suis donc ponctuel à la maison. Agnès est déjà prête, très nerveuse me semble-t-il. C’est peut-être pour cela qu’elle accepte mon baiser. Elle est habillée de façon voyante, une jupe très courte sur ses jolies jambes. Un décolleté profond. Rien qui lui ressemble. Et pourtant je la trouve très belle. Moi aussi je suis nerveux, j’ai une heure pour récupérer mon amour avant que l’autre con se fasse coffrer.Nous sonnons à la porte du voisin qui nous ouvre presqu’immédiatement. Une caricature. Une grosse chaîne en or sur un poitrail largement ouvert. Une gourmette qui doit bien peser son kilo d’or. Il pue le maquereau mais visiblement Agnès ne le voit pas. Dès qu’il a ouvert j’ai vu son regard s’illuminer. Elle l’aime avec passion.Il est très sympa, très « protecteur ». Il m’invite à m’asseoir et demande à Agnès si cela ne la dérange pas de l’aider à apporter l’apéritif. Il explique avec un sourire faux…— Vous savez, je suis célibataire et un homme tout seul ne sait pas faire grand-chose…Ils entrent tous les deux dans la cuisine, et ferment la porte derrière eux. Cela dure longtemps, trop longtemps. Lorsqu’ils reviennent, sans porter la moindre bouteille, Agnès a perdu son rouge à lèvres, ou plus exactement il est barbouillé tout autour de sa bouche et une coulure de sperme souille sa joue et son corsage. Elle me regarde sans expression.J’avais beau attendre une attaque, la brutalité et l’obscénité de celle-ci, soigneusement mise en scène, me bouleversent. Comment peut-elle accepter de m’humilier et de s’humilier à ce point ? Je suis sur le point de me précipiter sur ce salaud et de lui écraser la gueule. Mais je me retiens. Ce n’est pas le moment. Lui pérore, sa chemise complètement ouverte maintenant…— Excusez-nous. Votre femme et moi nous avons appris à nous apprécier. Vous comprenez, entre voisins… Elle est très belle et elle a de gros besoins… Nous ne nous sommes pas vus depuis ce matin, à l’instant, elle a voulu ratt****r le temps perdu…Un silence et puis il décoche sa flèche…— Elle suce très bien. Bon je ne vais pas tourner autour du pot. Agnès et moi nous nous aimons et nous allons vivre ensemble. Vous, vous dégagez.Je la regarde et je le regarde sans rien dire. Elle est figée mais ne fuit pas mon regard. Elle est d’accord. L’impudence de ce salaud m’impressionne. Mais au fond il a raison. Si je n’avais pas surpris Agnès, si je n’avais rien su, qu’aurais-je dit et pensé ? Le plus probable c’est que sous le coup de la surprise et de la honte j’aurais voulu jouer le mari cocu mais élégant. J’aurais demandé confirmation à Agnès et devant sa détermination, je serais parti. De peur de perdre ma dignité en suppliant ou en menaçant en vain. Je me tais, j’attends… Lui se sent obligé de renchérir…— Vous avez compris ? Vous êtes viré. Elle ne veut plus de vous, de votre bite ridicule et de votre vie de gagne-petit et de loser. Elle veut de l’argent et des bijoux. Moi, j’ai ça.Je me tais toujours, ça le dope, il a l’occasion de bien m’humilier devant Agnès.— Vous gagnez combien par mois ? Je sais même pas à quel boulot de merde. Avec moi elle aura tout. Nous partons en voyage dans le Golfe dans trois jours. Dans un hôtel de luxe avec des larbins pour satisfaire tous vos désirs. Vous lui avez offert mieux que le Formule 1 de Vesoul, vous ? Vous perdez pas tout, vous gardez les enfants. Elle veut être libre…J’ai vu Agnès sursauter, mais elle n’a pas protesté. J’ai ma chance…— Agnès, je t’aime, je n’aime que toi. Tu veux être heureuse sans moi. Est-ce que tu veux vraiment quitter tes filles aussi… Ce mec est un salopard qui veut te vendre comme une marchandise. Tu ne reviendras pas du Golfe, tu seras vendue mon amour… à qui voudra payer, cher d’abord et puis à n’importe qui…Elle a un geste ambigu, je ne sais si c’est de désespoir ou d’agacement, j’insiste.— Tes filles t’aiment et moi aussi.Elle a comme un sursaut. Un éclair de fureur dans les yeux…— Toi ! Toi ! Je préférerais sucer des bites toutes ma vie dans un bordel que de supporter une seconde de plus tes caresses…Je suis bouleversé. Est-ce qu’elle accepte ce qui l’attend ? Pourquoi me déteste-elle à ce point ? J’entends l’autre ricaner. Pas longtemps. En une fraction de seconde, il a le museau noir de mon revolver sous le nez. Moi je suis hors de moi…— Ris encore, connard et je t’explose la bite qui te rend si fier. Souris ou bouge un doigt et je te promets que tu pisseras par un tuyau et tu chieras dans une poche en plastique. Tu as compris pauvre con ?Et pour être plus clair, je presse le canon de mon flingue aussi fort que je peux sur sa braguette encore ouverte. Il ne rit plus du tout, il est gris sous bahis firmaları son bronzage et, sous le coup de la peur, pisse sous lui. Une large tache humide s’étend sur le canapé… Le caïd a les jetons. Il a senti que je suis sur le point de craquer…Je recule d’un pas. Mon revolver est toujours pointé sur le mec mais c’est Agnès que je regarde. Ses yeux me fusillent et, elle, n’a pas peur. Elle vient entre lui et moi, le protégeant de son corps. Le mec a immédiatement compris.— Tu as entendu, elle veut plus de toi, et tu auras même pas les couilles de tirer. Casse-toi pauvre type.Il la serre contre lui, s’en faisant un bouclier, et appelle « Paulo ! »Derrière lui, la porte d’entrée s’ouvre. Le mec a un rictus de victoire. Qui s’éteint immédiatement. Les deux mecs à la porte ont un air de flics qui ne trompe pas. Le premier rigole…— Paulo, il est plié en deux dehors. Il a voulu jouer au courageux… Son collègue aussi. C’est eux qui devaient casser les dents du commissaire ?Le mec est décontenancé, beaucoup trop d’informations à la fois pour lui. Il finit par comprendre et essaie de s’en tirer.— C’est une histoire privée, vous n’avez rien à faire ici et c’est ce monsieur qui me menace avec son arme.— L’affaire privée, c’est possible, répond le premier flic, moi je suis ici pour arrêter un trafiquant de drogue, vos affaires privées, j’y connais rien. Y avait 900 kilos dans le container. Ça fait une somme ça. Environ dix ans. Si on compte le trafic de petites putes mineures, que les collègues ont coincées dans un hôtel à Cannes ce soir, ça double. Pas votre bon jour, aujourd’hui.— Vous délirez, je suis un commerçant honnête.— Elles vous ont bien reconnu sur la photo. Bon, on l’embarque…Ils l’ont menotté, il a l’air misérable avec son futal trempé. Mais quand il m’a regardé c’est lui qui était encore le gagnant.— Tu l’as perdue connard, me souffle-t-il, elle a baisé qui je voulais et toi tu n’es qu’un flic cocu.— Tu as raison, je l’ai perdue. Toi, démerde-toi pour rester en prison longtemps. Quand tu sors, je te tue. Faut pas désespérer les gens. Après, plus rien ne les arrête. Et les cons comme moi, ça reste méchant longtemps.Et puis aux flics :— Embarquez-la aussi. Je veux une analyse de sang. Elle est camée jusqu’aux yeux.Les flics sont surpris.— C’est votre femme !— Rien à foutre. Vous l’embarquez à l’hôpital, vous faites faire la prise de sang et l’analyse, vous prenez sa déposition et vous la ramenez chez elle quand c’est fini.Ils les ont embarqués après avoir posé des scellés sur la porte. Le monde autour de moi s’est écroulé. J’ai perdu ma femme qui me hait et préfère, délibérément, un proxénète à son mari. Ma carrière de jeune commissaire plein d’avenir est brisée par le scandale. Il me reste… mes filles qui arrivent dans deux jours chez nous. Que vais-je leur dire ? Comment leur parler de leur maman ?Chapitre 7Malgré qu’il n’y ait plus d’espoir, j’ai tout de même attendu le retour d’Agnès. Une voiture de police l’a déposée devant la maison vers 4 heures du matin. Égards pour une femme de flic. Une autre aurait été abandonnée à la porte du commissariat. Elle a l’air défait, fatiguée et désespérée. Elle m’a trouvé dans le salon, m’a regardé longuement puis a voulu m’éviter et monter se coucher. C’est moi qui l’ai retenue…— Explique-moi pourquoi tu me hais à ce point…— Tu es un salaud, tu as monté ça de toutes pièces pour te venger de lui.— C’est un trafiquant de drogue et de femmes. Tu allais tout droit vers un bordel du Golfe.— C’est faux. C’est un amant merveilleux qui m’a fait découvrir des sensations dont tu n’as même pas idée.Excédé je sors mon petit magnétophone de ma poche. La voix du voisin sort de l’appareil.— Alors tu livres quand ? Elles sont prêtes ? Ils en veulent quatre. Des jeunes. Mineures, ils s’en foutent, ça les exciterait plutôt.— Cinq pour mardi ? Pourquoi cinq ? Et tu n’as personne sous la main ?…— Oui j’en ai une ici mais c’est un peu tôt elle n’est pas complètement ferrée… Combien ? Putain… ils ont du fric… Dis, ce ne sont pas les mecs qui en ont abîmé une l’autre fois ? Ouais ils ont payé… C’est bien payé pour une cicatrice… T’as donné combien à la fille ? T’es un vrai salaud ! OK, je t’envoie l’autre lundi. Je me serai débarrassé de… ouais, elle est mariée. Le cocu ne se doute pas de ce qui l’attend. S’il résiste je lui fais casser les dents… Après, je pars avec elle à Dubaï… trente-cinq ans environ… non, tu te trompes, y en a qui aiment les bourgeoises classieuses… ça les excite plus qu’une petite pute ukrainienne de vingt ans…Elle tremble mais ne plie pas.— C’est faux. Ce n’est pas lui. Et puis ça ne prouve rien. Tu es un salaud.Il n’y a plus rien à tenter. Je comprends maintenant l’ascendant qu’ont certains proxénètes sur leurs filles. Jusqu’à en obtenir une obéissance qui paraît révoltante à toute personne sensée.— OK, je m’en vais. Je récupérerai les filles après-demain. Je les garde avec moi. Elles ne te semblaient pas essentielles à ton bonheur tout à l’heure. Toi, tu peux toujours faire le trottoir et attendre la sortie de prison de ton chéri. Mais rappelle-toi : s’il sort, je le tue.Je suis rentré à Lyon et j’ai appelé le service pour dire que je ne prenais plus de vacances. Ça arrange tout le monde en été. Et le lendemain j’ai repris mon service. Mon adjoint, Hocine, m’a accueilli avec…— Alors tu fais des heures sup ? Tu arrêtes les méchants même en vacances…Son sourire compatissant me montre qu’il sait. Que donc tout le monde sait déjà. Mais personne n’en parle. Du moins devant moi.J’ai bien fait de revenir travailler, je crois que, seul, mes pensées auraient été insupportables.J’ai récupéré les filles à la gare. Elles sont bronzées et pleines de souvenirs de leur colo. Elles ressemblent à leur mère, je ne m’en étais jamais aperçu à ce point. Elles s’étonnent de ne pas voir Agnès. Je suis sur le point de leur dire que nous sommes séparés et qu’elles vont vivre avec moi… Et puis quelque chose m’arrête.— Elle vous attend à la maison de campagne. On y va tout de suite.Je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela. Peut-être en croyant que ce geste va me la rendre. Sur la route j’appelle Agnès et lui dis, sans lui laisser le temps de me répondre que j’amène les filles. Lorsque je gare la voiture devant la porte de la maison elle sort mais ne s’approche pas. Les filles courent vers elle. Je pose leurs valises sur le gravier et je remonte dans la voiture. Personne n’a un regard pour moi. Je remets le contact et je démarre. Merde !Je suis sur le point d’arriver chez moi quand je reçois un appel. J’ai un instant l’espoir que c’est Agnès. Non, c’est Agathe, sa meilleure amie…— Joss. Je voudrais te voir. Je te préviens : c’est pas pour parler. J’ai besoin que quelqu’un me serre dans ses bras. J’ai besoin d’aide. Non, c’est plus simple que ça. Je voudrais que tu me baises. S’il te plaît.Pourquoi refuser ? Moi aussi j’aimerais bien que quelqu’un me serre dans ses bras.— OK. Je serai à la maison dans un quart d’heure. Rejoins-moi.Elle est déjà en bas de l’immeuble quand j’arrive. Elle a l’air un peu hagard. Dans l’ascenseur elle se serre contre moi. Dévore ma bouche. Elle donne une impression d’urgence, comme s’il était vital que je l’embrasse. Et moi aussi j’ai envie de ses lèvres. Nous traversons l’appartement presque en courant. Dans la chambre elle fait voler ses vêtements. Je la regarde sans bien comprendre. Elle est devant moi, nue, aussi jolie que quand nous sortions ensemble, quinze ans auparavant.— Baise-moi Joss. Soit gentil, baise-moi sans poser de question. J’ai besoin de ça. De savoir que je peux être désirable.— Tu es ravissante Agathe… Il n’y a pas de question, tu es désirable…Elle sent cependant ma réticence— Je sais ce que tu as dans le cœur, oublie un peu, caresse-moi doucement comme si tu m’aimais.Nous avons fait l’amour comme des adolescents, comme autrefois, de façon très simple et presque pure. Elle m’a déshabillé, sans chichi, m’a embrassé encore, a caressé mon ventre et mon dos. J’ai effleuré ses seins, ses jolies fesses, cherché son pubis. Nous nous sommes allongés, je caresse du bout du doigt son clitoris durci en embrassant les pointes de ses seins. Elle dit « viens ». Je la pénètre très doucement, je fouille ses entrailles en essayant d’allumer toutes les sensations de son vagin. Nous fonctionnons à la perfection ensemble, des réflexes oubliés ressurgissent sans peine, je joue d’elle comme d’un instrument que je retrouve avec bonheur. Elle a ce gémissement de femelle heureuse qui évoque de si doux souvenirs. Et ce petit cri de petite fille qui annonce son plaisir.Chapitre 8Quelques jours passent ainsi. Je travaille le jour et quelquefois la nuit. Agathe me rejoint souvent. Nous baisons bien, mais presque sans parler. Chaque parole est dangereuse et peut amener des idées tristes. J’ai l’impression qu’elle est très amoureuse. Elle me dit parfois qu’elle attendait cela depuis des années. De mon côté, je trouve un certain repos dans ses bras mais je ne crois pas que cela durera. J’ai l’impression qu’elle s’en rend compte. Elle est alors encore plus tendre.Au bout de deux jours je n’ai pu résister et j’ai repris ma surveillance d’Agnès. Elle me paraît plutôt triste. Elle s’occupe des filles mais je sens une certaine réserve. Et Franck est réapparu : il habite maintenant la maison, comme un concubin. Elle et lui dorment ensemble et font l’amour souvent. Il s’occupe gentiment des filles. Je n’arrive pas à être jaloux de ce garçon. Au contraire, sa présence me rassure car ce que je vois du visage d’Agnès, sa tristesse, me soucie. Au moins il veille un peu sur elle.Il n’y a pas d’autres visiteurs.Ce soir, touché par la tendresse d’Agathe, je l’ai invitée dans un grand restaurant. Elle a pas mal bu et moi aussi. Nous sommes très câlins quand nous rentrons chez moi. Et pour une fois nous parlons un peu de sexe. Je lui ai demandé la caresse qui l’excitait le plus dans l’amour, histoire de pouvoir la satisfaire de mon mieux. Elle m’a parlé d’un cunni. Je suis donc en train de suçoter kaçak iddaa son clito et elle aime visiblement cela. Je le sens à son vagin inondé que je visite de temps en temps de la langue avant de revenir à son bouton. Elle ronronne comme une chatte heureuse jusqu’à ce qu’un bref sursaut m’indique son orgasme. Je reviens vers elle, l’embrasse et lui dis qu’elle n’a pas dû jouir très fort. J’ai peur qu’elle soit déçue.— Tu es bête c’était très bon, tu ne fais pas ça souvent c’est tout… Il y a des trucs à savoir pour bien sucer une fille…J’ai envie d’apprendre… et de plaisanter un peu…— Et qui sait mieux te sucer ?Elle hésite un peu mais elle est plutôt saoule et ses barrières mentales sont tombées…— Ta femme. Elle m’a sucée une fois seulement mais je pensais que j’allais devenir folle tellement c’était bon.J’ai ressenti un coup au cœur, elle aussi a couché avec Agnès ! Il faut que je comprenne.— Raconte…Elle hésite encore, puis se lance.— Bon écoute, je pense qu’il faudra que tu le saches un jour ou l’autre… Au début de ces vacances, tu le sais, j’ai passé une semaine avec Agnès chez vous. Le voisin nous tournait autour, il bricolait à poil dans son jardin sous des prétextes divers… il me parlait dès qu’il me voyait… Bref moi j’étais dispo et (elle me regarde pour juger si elle ne va pas me choquer) sa grosse queue m’attirait un peu. Je n’ai pas eu beaucoup de mecs, tu sais, et, bon, aucun avec un manche pareil. Ça m’intriguait. Bon, il m’a invitée à visiter chez lui et ça s’est fini dans son lit. Franchement, c’est pas un très bon coup. Du style à parler de sa bite en permanence comme si c’était une merveille. Moi je voyais surtout que c’était un brin encombrant et pas meilleur pour baiser. Mais bon, c’était mieux que rien. Agnès était un peu furax de me voir avec lui, elle trouvait qu’il était con et grossier. Mais elle était bien obligée de rester avec nous. Et moi, par jeu, je lui racontais qu’une bite pareille c’était un super pied. Je voyais bien que je la troublais un peu. Nous passions nos soirées tous les trois et je passais la nuit avec le voisin. Un soir, nous avons bien bu, l’ambiance était super et Agnès très gaie. Le voisin a commencé à nous provoquer un peu, en disant que des amies d’enfance comme nous devaient avoir… disons échangé des caresses. Que toutes les filles faisaient ça entre copines. Nous on rigolait en disant que, ben… non. On n’y avait jamais même pensé. Il nous a défiées et a parié que nous ne serions pas capables de nous rouler une pelle. C’est moi qui ai relevé le défi. Je me suis approchée d’Agnès, j’ai pris son visage entre mes mains et je l’ai embrassée. Au début elle était raide, la bouche fermée. Et tout d’un coup elle s’est décidée, elle a ouvert la bouche et nous nous sommes roulé une super galoche. Et puis nous ne nous sommes pas lâchées, le baiser continuait, je sentais ses mains qui me caressaient. Ça me troublait terriblement. Ça durait, ça durait. Elle a glissé ses doigts dans ma fente, a soulevé ma jupe et retiré ma culotte. Et, pour la première fois de ma vie, j’avais la chatte ouverte et une autre fille qui me suçait. Putain que c’était bon ! Aucun mec ne m’a jamais fait cela aussi bien. Ma meilleure amie ! Pendant qu’elle me suçait, je l‘ai déshabillée pour la caresser. Le voisin nous regardait en riant. Puis il s’est approché d’Agnès et a commencé à caresser son dos, son cou. Elle a sursauté et a voulu s’échapper mais j’ai pris sa nuque et je l’ai ramenée à ma chatte en lui disant « Laisse-toi aller. Tu vas aimer. » Voir les grosses mains de ce mec sur le corps d’Agnès m’a excitée de façon folle. Je n’ai jamais fait de partouze. Je n’ai jamais vu vraiment des gens faire l’amour devant moi. Il parcourait tout son corps, glissait dans sa fente, entre ses fesses. Je la sentais se cabrer sous ses caresses, se tordre. Il est passé derrière elle et l’a pénétrée brusquement. C’était trop fort pour elle. Elle a dû jouir tout de suite. C’était si fort qu’elle ne pouvait plus me sucer. Et moi j’avais envie de jouir aussi… Je me suis masturbée juste devant son visage. Elle regardait mes doigts me frictionner le clito. À quelques centimètres de son visage. Elle était transfigurée, fascinée et l’autre continuait à la défoncer. J’étais folle. J’ai joui trois fois d’affilée. Comme jamais. Elle aussi sans doute. Et lui en dernier….Agathe doit se rendre compte qu’elle en a trop dit. Elle est mal à l’aise. Et moi je sais enfin comment cette histoire a commencé. Il y a d’autres choses à apprendre mais il ne faut pas trop la brusquer. Alors j’élude avec quelques mots désabusés « Il l’aurait eue un jour ou l’autre » et je parle d’autre chose. Elle s’était de nouveau excitée et a voulu que je la baise. Mon cœur n’y était pas vraiment mais j’ai trouvé l’énergie de le faire assez bien. Nous nous sommes endormis.Chapitre 9Mon collègue de Marseille m’a envoyé des photos et des vidéos d’Agnès trouvées sur l’ordinateur du voisin. Elle est avec deux mecs et son protecteur. Prise par les deux types à la fois. Les images ne sont pas très bonnes. Le voisin a dû les prendre en cachette. J’imagine qu’un chantage envers elle ou envers les mecs était prévu. Agnès est passive et vraiment pas souriante. Elle subit et n’aime pas. J’ai pensé aux premiers dialogues que j’avais surpris. Il doit s’agir de la séance pour laquelle il lui reprochait d’avoir fait la mijaurée.Agathe m’a surpris en train de visionner les images. Je n’ai d’abord pas su quoi dire. Avant que je réagisse elle a laissé tomber…— Agnès se prostituait avant de te rencontrer. Tu as trouvé ça où ?J’ai prétendu avoir trouvé le film sur l’ordinateur d’Agnès. Elle a poursuivi, pensant que les images dataient d’avant notre mariage…— Au début, c’était pour payer ses études. Elle faisait l’escort de temps à autre. Elle avait aussi un monsieur bien friqué qu’elle rencontrait chaque semaine. Ça marchait tellement bien. Elle gagnait plein de fric et ses études n’avaient plus d’importance. Elle claquait tout son fric dans des robes, de la coke aussi. Beaucoup. Elle m’en prêtait aussi… Du fric… pas de la coke. Si… un peu. J’ai jamais vraiment aimé ça.Agathe est gênée un instant, puis continue…— Je lui ai rendu. Tout. Elle a tout arrêté quand elle t’a rencontré. Net. Elle était tellement amoureuse de toi. C’était… presque ridicule, tu te rends compte une pute de luxe qui tombe amoureuse d’un petit étudiant en Droit désargenté. Net. Elle a repris ses études. Tu te rappelles ? Elle faisait des ménages le matin pour payer sa piaule.Agathe doit penser qu’elle enfonce Agnès dans mon esprit. C’est tout le contraire. Apprendre maintenant ce qu’Agnès a fait pour moi est émouvant et violent. Je me sens tout d’un coup coupable d’avoir ignoré cette preuve d’amour magnifique.Je regarde Agathe et je réalise qu’elle ne sait presque rien de ce qui s’est passé. Pour elle Agnès m’a quitté pour le voisin et elle vit avec lui là-bas. Elle est tout simplement fière d’avoir profité des circonstances pour me reprendre.— Agathe, le voisin est en taule. C’est un proxénète. Il vendait des filles, même mineures, à de riches touristes de la Côte. Et il commençait à le faire avec Agnès. Je l’ai arrêté juste avant qu’il ne l’embarque avec un aller simple pour le Golfe. Elle allait travailler dans les palaces de Dubaï. Pour lui. Elle ne serait jamais revenue. Tu sais, un jour ou l’autre, quand il en a bien tiré du fric, s’il a pu les isoler, les couper de leur famille, le mac les vend à des pervers bourrés de fric. Elles disparaissent et ne laissent pas de traces. Personne ne les cherche. C’est sans risque et ça rapporte beaucoup de blé.Agathe titube sous le choc de cette révélation. Elle est blême.— Putain… Pourquoi elle n’est pas ici alors ?— Elle me déteste. Je ne sais pas pourquoi. Je crois qu’elle savait où elle allait. Elle l’acceptait pour me punir de quelque chose. Je ne sais pas quoi. Elle m’en veut encore plus depuis que j’ai fait arrêter son amant. Elle est restée là-bas avec les filles.Agathe me regarde fixement. Elle est totalement bouleversée. Je mets cela sur son affection pour son amie… mais il y a quelque chose d’autre.— Agathe que s’est-il passé le lendemain de votre partie à trois ?Elle s’assoit, se laisse tomber plutôt, sur le canapé. Elle passe ses mains sur son visage…— C’est de ma faute. Le lendemain elle culpabilisait de t’avoir trompé. Je lui ai dit… Je suis une salope… Je lui ai dit, en rigolant que ce n’était pas grave, et qu’elle avait bien raison d’avoir baisé avec le voisin parce qu’il était bien meilleur amant que toi. Bien sûr, elle a voulu savoir comment je le savais. Je lui ai dit que nous baisions souvent ensemble. Je lui ai donné des détails sur la façon de caresser… ton corps, la petite tache brune sur ton gland… Bien sûr je ne lui ai pas dit que cela remontait à plus de quinze ans. Elle était… blessée, torturée. Je voulais lui dire la vérité et puis il y a un diable que me disait que peut-être je pourrais te reprendre. J’en rêve depuis si longtemps… Elle a passé la journée prostrée et le voisin est arrivé. Il n’a pas pris de gants. Il lui a roulé une pelle sans la prévenir. Comme si elle était à lui, de fait. Elle s’est laissé faire. J’ai dormi seule ce soir-là. Elle était chez lui. Le lendemain je devais rentrer. J’ai seulement su avant de les quitter qu’il avait renchéri dans mon sens en prétendant que tu lui avais confié aimer baiser des rousses et que tu le faisais aussi souvent que possible.Des rousses ! Moi faire ce genre de confidence à ce sale con ! Mais c’est très fort. C’est tellement précis, gros et surprenant que dans l’esprit perturbé d’Agnès cela ne pouvait qu’être la vérité. Qui inventerait une histoire pareille ?Agathe a fait son sac et est partie. Je ne sais plus où j’en suis. Je sais pourquoi Agnès me déteste mais je sens quelque chose d’autre. Cette passivité que je lui ai vue, cette soumission à qui voulait d’elle. Oui, c’est une vengeance vis-à-vis de moi. Mais pourquoi à ce point et pourquoi se laisser détruire, quitter ses filles kaçak bahis qu’elle aime passionnément ? J’hésite à l’appeler mais je sens que tant que je ne tiens pas tous les fils, ils risquent de se rompre. Après tout c’est ma parole contre celle d’Agathe…Je passe une très mauvaise nuit sans décider quoi faire. Le matin je suis appelé par mon chef pour aider une autre équipe à tendre une souricière à une bande de malfrats, moitié gangsters moitié graines de terroristes islamistes que l’on soupçonne de vouloir braquer une bijouterie vers midi. Lorsque j’arrive au briefing avec ma troupe, mon collègue en charge de l’enquête me snobe résolument et laisse passer quelques remarques à peine voilées sur mes cornes de cocu. Ça commence, ma carrière est foutue et on me le fait sentir. Même certains gars de mon équipe semblent gênés d’être commandés par moi. Le collègue monte son embuscade autour de la bijouterie et, parce qu’il est forcé de m’intégrer au dispositif, me charge de surveiller les arrières de l’autre côté de la place. Autant dire que je ne sers à rien.Je suis avec Hocine, dans un bar qui permet de bien voir toute la scène où mon distingué collègue va… se distinguer. L’attente est longue. Les méchants ne semblent pas ponctuels. Un appel de mon ami de Marseille interrompt mes cogitations…— Joss… j’ai eu les analyses de sang et d’urine d’Agnès. Putain ! Pardon… Les mecs du labo n’ont jamais eu autant de substances dans une même personne. Un cocktail d’ecsta, de coke, peut-être de LSD… Et puis d’autres merdes proches de la morphine. Des médicaments aussi. Des euphorisants. J’ai demandé au toubib quel effet ça pouvait faire sur elle. Il était incapable de le dire. Il parle d’amplification des sensations physiques, de soumission. Il dit aussi que c’est très dangereux. On est incapable de prévoir les suites. Comment se passera une crise de manque… Joss, elle est en danger…J’ai posé quelques questions mais il m’avait dit tout ce qu’il savait. Il faut que je parte. Puisque je ne sers à rien je vais…Hocine jette un cri. Deux voitures se sont arrêtées à la limite de la place piétonne que nous surveillons. Cinq mecs en cagoule en sortent. Des fusils mitrailleurs, sans doute des kalachs, en main. Sur la place il y a aussi un groupe qui sort… de la synagogue de l’autre côté. Une noce ! Mon connard de collègue a mal interprété les repérages de ces furieux. C’est la synagogue qu’ils visent. Il va y avoir un carnage.Il n’y a qu’une seule solution : nous interposer en terrain découvert. Hocine me regarde, c’est mon ami, mon adjoint depuis des années, pas besoin de parler… Nous sortons du bistrot l’arme au poing, les djihadistes sont à 15-20 mètres. C’est OK Corral : le duel en pleine rue.Vingt secondes environ. Trente secondes peut-être, qui s’écoulent avec une lenteur infinie. Je tire posément, sans sommation. Pas le temps. J’ai le premier. Hocine est à trois mètres de moi sur ma droite. Les autres nous ont vus et rafalent sans arrêt. Je sens les impacts sur ma poitrine. Mon gilet pare-balles encaisse mais l’énergie des balles, même amortie, est terrifiante et me déséquilibre. Mon visage, mes bras et mes jambes sont sans protection. J’attends la balle qui va m’exploser la tête. Mais j’ai une mission : rejoindre Agnès. Je tire, comme au stand, j’accompagne en esprit chaque tir jusqu’à sa cible. Je n’entends rien et pourtant cela doit faire un sacré vacarme. Je vois du coin de l’œil Hocine s’affaisser à côté de moi. Ma balle fracasse presque au ralenti le crane de son dernier adversaire. C’est fini.Un temps, le son revient. Des hurlements dans la foule derrière moi. Je m’approche d’Hocine. Il est conscient. Terriblement pâle. La jambe, les deux jambes mais l’artère n’est pas touchée. Je lui prends la main.— Tu en as eu deux, mec. Ça va ?— T’as d’autres questions à la con comme ça ?Il arrive à sourire. Ouf. Les collègues qui n’ont rien vu arrivent. Je suis groggy. Je m’assois par terre, sa main toujours dans la mienne. De nouveau je n’entends plus rien.Chapitre 10Hocine et moi sommes des héros. Mais comme mon ami est à l’hôpital, c’est pour l’instant moi qui reçois les félicitations du préfet, du patron, du grand patron et, très vite, du ministre, au téléphone.Des heures de dépositions, de discussions, de réponses aux journalistes. On me met en valeur, ma carrière n’est peut-être pas fichue.Mon torse est couvert de bleus et je dois passer une radio. Vingt-trois impacts marquent ce qui reste de mon gilet pare-balles ! Il semble que les apprentis djihadistes, en Afghanistan, se sont trop entraînés à tirer au torse. Sinon je serais mort. J’ai une chance de… Oui de cocu.Maintenant je suis dans ma voiture. Je n’en peux plus et je dors quelques heures sur une aire de l’autoroute. J’arrive à la maison vers huit heures du matin. J’ai encore ma clé. Dans la cuisine je trouve Franck, en tee-shirt, sans slip, en train de verser deux tasses de café. Sa queue est encore luisante de sécrétions. Il vient de faire l’amour. Je ne lui veux pas de mal.— Franck, rentre chez toi. C’est terminé.Il ne fait pas de difficulté. Il sort par le jardin, dans cet appareil, en emportant sa tasse de café. Tout de même, avant de passer la porte, il se retourne et dit…— Mon père, c’est un salaud. Vous avez bien fait. Dites, c’est vous à Lyon hier ? Y avait votre nom à la télé.— Oui c’était moi, Franck. Salut.— C’est chié…Il est parti. Je monte vers la chambre. Un regard en passant dans la chambre des filles. Elles dorment. Je pousse la porte de la chambre d’Agnès. Elle est étendue, nue, sur le ventre les jambes un peu écartées. Il y a des taches de sperme sur le drap et sa fente est poissée du liquide clair. Je m’assieds près d’elle, au bord du lit et mets une tasse de café dans sa main. Elle se redresse et se retourne pour pouvoir le boire. Lorsqu’elle me reconnaît, elle a un sursaut à peine perceptible. Mais surtout son sourire de femme heureuse et bien baisée vient de disparaître. Elle est défiante et hostile. Mais ne dit rien.— Agnès, j’ai deux choses à te dire. Ensuite tu feras ce que tu voudras de moi et de nous…Elle ne dit rien, son visage reste impassible.— Première chose : je ne t’avais jamais trompée. Je suis sorti avec Agathe des mois avant de te connaître. Elle m’avait quittée bien avant que je te rencontre. Je suis, j’étais, fou amoureux de toi et je le suis resté.Elle ne bouge pas un cil. Elle ne me croit pas.— Elle t’a menti lorsque tu as regretté avoir fait l’amour avec le voisin. Elle avait en tête de me reprendre.Elle est touchée. J’en sais plus qu’elle ne le pensait et sa première aventure avec le voisin la met, elle-même, en défaut.— Deuxième chose. C’est une question. Quand as-tu découvert les caméras ?Elle sourit, tristement, mais c’est quand même un sourire…— Le jour même où tu les as installées. Le lendemain du jour où tu m’as surprise avec Franck. J’ai vu ton reflet dans la vitre de la cuisine. J’aurais voulu que tu interviennes. Tu as préféré partir.— Je n’ai pas compris. J’ai agi par réflexe. En flic, je voulais comprendre. Après j’ai voulu respecter ta liberté, je n’imaginais pas te contraindre. Je croyais te laisser vivre, je ne me sentais pas de droits, je ne voyais pas que tu te noyais. Je suis terriblement coupable.— J’ai tellement attendu que tu me sauves. Je pensais que tu t’en foutais au fond. Que tu avais Agathe et les autres. Que tu ne m’aimais plus. Je me sentais partir, ma tête me faisait mal. J’étais comme la spectatrice de ma vie. Je… je revivais des choses que je détestais mais que je savais si bien faire… je crois que je suis restée une putain Joss. Je voulais mourir. J’ai encore envie de mourir.Elle est si belle et pour moi l’espoir renaît. Je me penche pour l’embrasser, sa bouche m’accueille. Un frisson brutal me parcourt à son contact. Pourtant, il y a une autre chose que je voudrais savoir…— Tu ne lui as jamais dit que j’étais flic…Elle sourit un peu plus franchement.— Je lui ai dit que tu étais gratte-papier au service des cartes grises…Quoique asservie, abusée, déjà vendue, elle avait conservé une petite lueur de résistance, la même qui la faisait agir délibérément sous le regard des caméras ou tromper son amant avec Franck. Je comprends aussi sa solitude et l’aide, peut-être pas volontaire, que le garçon lui a apportée. Un peu de tendresse au moins. Une présence finalement plutôt gentille alors qu’elle se sentait abandonnée et trahie par moi.Ma main glisse sur son corps. Je retrouve les courbes admirables que je connaissais, les pointes des petits seins qui s’érigent, les épaules gracieuses, le creux des reins, la douceur des fesses. Ma main glisse plus loin et rencontre la fente, encore trempée du sperme de Franck. Tant pis, ou tant mieux, je ne sais pas…— Tu veux bien ?Peut-être vaudrait-il mieux parler, s’expliquer longuement… mais j’ai l’intuition que seules des caresses peuvent être vraies, sans ambiguïté, et effacer toutes ces semaines de malheur.— Joss, je n’ai plus d’orgasmes depuis que je n’ai plus les cachets de… je ne sais pas ce que c’était.— Un cocktail de saletés. Je suis désolé, j’avais tant envie de toi.Je retire ma main et je m’écarte un peu d’elle.— Non, non. Viens mon amour. Je n’ai pas besoin d’orgasme. J’ai besoin de te sentir. Ça reviendra un jour ou l’autre mais sentir son amour au fond de soi c’est déjà tellement magnifique…Je me défais de mes vêtements, je l’embrasse. Ma bouche parcourt son corps, sans aller cependant jusqu’à sa chatte. C’est quand même le foutre d’un autre qui coule encore là. Je la caresse du bout du doigt. C’est troublant de sentir la vulve de sa femme quand elle vient d’être parcourue par la verge d’un autre, qu’elle est encore pleine des traces de leur étreinte. C’est maintenant ma propre verge qui reprend le même chemin que l’autre, que tous les autres qui l’ont baisée ces dernières semaines. La queue énorme du voisin. Celle de Franck. Les bites des premiers clients… J’embrasse sa très jolie bouche que j’ai vue distendue sur les sexes des autres. J’ai un moment de malaise. Toutes les scènes longuement visionnées passent devant mes yeux. Mais c’est une autre femme, ma femme, celle de toujours. Je l’aime et j’aime tout ce qu’elle a été. Je jouis de toutes ces images et de mon bonheur.

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